Dossier Analyse Financière
L’Excédent Brut d’Exploitation, indicateur de la santé de l'entreprise
L’Excédent Brut d'Exploitation est le principal indicateur de la santé de l’exploitation de la société. C'est l’ancienne marge bénéficiaire, aussi appelé marge opérationnelle.
Aujourd’hui, on préfère parler de bénéfice brut d'exploitation et en anglais, de "gross operating profit" ou même –cela fait plus moderne - d’Ebitda (Earnings before interest, taxes, depreciation, and amortization).
Il sert à mesurer ce que gagne l’entreprise, après paiement des charges de personnel, sans prendre en compte sa politique d'investissement (amortissement...), ni sa gestion financière.
Les éléments exceptionnels sont aussi écartés, ce qui permet de connaitre la performance réelle de l’entreprise, sans que cette information soit polluée par des charges importantes et ponctuelles, comme une dépréciation d’actif, une perte de procès ou de marché. Ou, à l’inverse, que son résultat soit gonflé par la vente de locaux, de brevets ou des biens qui n’ont rien à voir avec la marche normale de l’entreprise.
Calcul de l’excédent brut d’exploitation
Excédent brut d'exploitation = Le Chiffre d'affaires (HT) – les achats de marchandises et de matières premières (HT) - les services extérieurs (loyer, électricité, assurance...) (HT) – les services extérieurs (avocats, comptable..) (HT) – les impôts et autres taxes – les salaires et les charges sociales.
L’intérêt de cet EBE, c’est de pouvoir comparer deux types d’entreprises : celles qui procèdent régulièrement à des opérations financiers et ont recours à la croissance externe, et les autres, qui tablent plutôt sur l’activité et la croissance interne.
Elles auront pratiquement le même Ebitda, ou le même EBE, alors que leur résultat net pourra être formidablement différent. Mais attention, les entreprises très endettées, ou qui ont réalisé des opérations de croissance externe calamiteuses ont aussi tendance à beaucoup utiliser l’EBITDA et l’EBE, pour dissimuler leurs mauvais résultats.
Jean-Marie Messier, du temps où il dirigeait Vivendi était un spécialiste de l’Ebitda... jusqu’à ce qu’il soit rattrapé par le colossal endettement de son groupe. Vous voila prévenu !

